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dimanche 4 octobre 2015

Aucune collaboration avec les dictateurs ! Ni Poutine, Ni Bachar !
dimanche 4 octobre 2015

Ce 2 octobre, s'est tenu à Paris un rassemblement, à l'occasion de la venue de Poutine en France.

Alors que Hollande déroule le tapis rouge aux "Grands" de ce
monde, les "petits" sont derrière les barreaux russes ou syriens, quant ils ne gisent pas sous les décombres provoquées par les bombes.

Hollande défend lesintérêts de la bourgeoisie française, en Russie, en Ukraine, et au Proche et Moyen Orient. Et se moque des larmes, et se moque des bombes.

samedi 3 octobre 2015

Liberté pour Koltchenko et Sentsov !
samedi 3 octobre 2015

Alexandr Koltchenko ? Un étudiant, militant antifasciste ukrainien... et plus précisément de Crimée. Enlevé en 2014 avec Oleg Sentsov, un cinéaste ukrainien, par les services russes, et condamnés en Russie cet été à 10 ans (Koltchenko) et 20 ans (Sentsov) d'emprisonnement (camps de travail).

Leur faute ? S'être opposés à l'annexion de la Crimée, critiquer la politique russe.

Mais, officiellement, pour les institutions russes, ils sont condamnés pour
"terrorisme" ! Depuis plusieurs mois, un combat unitaire s'est engagé pour leur libération immédiate. Derrière ce combat, c'est celui pour la défense des
droits et libertés démocratiques qui est mené.

mercredi 3 septembre 2014

Chars lourds, salaires légers
mercredi 3 septembre 2014

Après avoir regardé la révolution pacifique, surgie en Syrie en 2011, être écrasée par Bachar al-Assad et ses sbires, être prise à revers par les tueurs de l'EIIL, voilà que les impérialismes,  américain et français notamment, ont décidé d'intervenir militairement en Irak, voire en Syrie.

S'agit-il pour eux de défendre une quelconque révolution ? Que nenni. Ils interviennent car ils ont le dos au mur, obligés d'éliminer l'alien qu'ils ont regardé grandir, l'EIIL. Car ils estiment que aujourd'hui ces djihadistes menacent leurs intérêts.

De même en Ukraine ont-ils regardé une révolution qu'ils n'avaient pas voulue. Puis ils ont brandi quelques sanctions économiques lorsque Poutine a engagé son opération contre-révolutionnaire en annexant la Crimée, et en envoyant ses hommes dans la région de Donetz. Et nombre de grands patrons français et allemands protestent contre ces sanctions qui lèsent leurs intérêts. Finalement, ce n'est que ce 3 septembre qu'Hollande a suspendu la livraison du premier navire de guerre Mistral promis à Poutine, après des mois de pressions européenne et américaine. Hollande ne le voulait pas ; il n'y avait pas intérêt. Et Mélenchon et Marine Le Pen ont protesté contre le report de cette livraison.

Une chose est sûre : les interventions des impérialistes n'ont pour objectif que de sauver et protéger leurs intérêts. Sûrement pas les révolutions.

En attendant l'industrie de l'armement français défendue par  Hollande, Mélenchon et Le Pen, se porte à merveille. Année historique que 2013, avec plus de 6 milliards de bénéfices (et près de    40% des commandes conclus avec des pays du Golfe et l'Arabie     Saoudite....). Mais chuuut ; la seule chose que l'on nous demande,  de ce côté-ci de la Méditerranée, c'est de nous taire et de nous
serrer la ceinture.

mardi 2 septembre 2014

Le FN, « ami » de Bachar al-Assad et de Poutine
mardi 2 septembre 2014

Marine Le Pen  expliquant qu'« on ne peut pas trouver de solution en Ukraine sans que les Russes soient autour de la table » (ce 4 septembre sur RTL), son père saluant le « sans-faute » de Poutine, suite à l'annexion de la Crimée... Pour sûr, ce n'est pas « le droit d'un peuple à disposer de lui-même » que défend le FN, mais le droit à étouffer toute révolution, comme ici en Ukraine par annexion de la Crimée et intervention de l'armée russe ... avant que cette révolution ne se propage.

Et pour la nièce, Marion Maréchal-Le Pen, le régime de Bachar, bien qu' « éminemment critiquable », a le mérite de « préserver relativement le droit des femmes ». Un régime qui utilise massivement le viol, afin de terroriser la population et la briser moralement ?

Et inlassablement le FN accuse les immigrés de vivre « aux crochets des Français ! » (sic), alors que ce  sont les patrons français  qui vivent « aux crochets » des travailleurs,immigrés inclus.

En France comme à l'étranger, le FN se place aux côtés du patronat et aux côtés de la contre-révolution. Combattre le FN, c'est combattre son discours xénophobe et ultra conservateur, maquillé de prétentions « sociales » (réservées aux « nationaux ») ; c'est également combattre en défense de la révolution   syrienne et contre la livraison d'armes par le gouvernement français à Poutine.

mercredi 16 avril 2014

Ukraine : un mouvement révolutionnaire
mercredi 16 avril 2014


Le détonateur ? Le refus, au dernier moment, du Président Ianoukovitch de signer l'accord d'association prévu avec l'Union européenne

Et puis ? Une révolution qui se développe pour en finir avec un régime mafieux qui condamne le peuple à la misère et s'aligne sur les méthodes des régimes policiers russes et biélorusses, pour le refus de la répression et des lois liberticides. Et si des organisations réactionnaires, ultra nationalistes (ou néo-fascistes) ont joué un rôle dans les affrontements, cette réalité surmédiatisée ne saurait cacher que la grande masse des insurgés n'a rien à voir avec ces groupes.

Une chute ? C'est la mobilisation des masses qui a entraîné la chute du régime. Le pouvoir a  été mis à bas...mais l'ordre économique et social, celui du capitalisme, n'a pas pour autant été abattu. Il n'en reste pas moins que ce mouvement révolutionnaire est totalement légitime.

mardi 15 avril 2014

90 jours d'une révolution
mardi 15 avril 2014

21 novembre 2013 : le gouvernement ukrainien suspend par décret les négociations avec l'UE et met ainsi fin au projet de partenariat oriental (préparé depuis 2009). Premières manifestations pour protester et demander la signature du partenariat. Poutine a promis quelques jours plus tôt une aide de 15 Md de dollars pour financer la dette de l'Ukraine et une baisse majeure du prix du gaz.
24 novembre : des dizaines de milliers de manifestants en Ukraine. Début de l'occupation de la place Maïdan.
29 novembre : Ianoukovitch confirme la décision de ne pas signer le partenariat. Des milliers de manifestants se retrouvent place Maïdan. La place est violemment évacuée par la police. Il y a des nombreux belssés. La protestation est générale. Appels à manifester pour le 1er décembre.

1er décembre : 200 à 300 000 manifestants. Mot d'ordre : démission du président. Réoccupation de la place Maïdan, avec tentes et barricades. Affrontements avec la police.
3 décembre : 20 à 30 000 manifestants
8 décembre : 800 000 voire 1 millions de manifestants.
Nuit du 10-11  reprise de Maïdan par la police. Le 15 : 200 à 300 000 manifestants à Kiev.

17 décembre : Signature d'un accord économique avec la Russie qui achète, en échange, 11 Md d'euros de la dette ukrainienne et diminue le prix du gaz.
Mobilisations suite à des agressions : de la journaliste Tetiana Tchornovol, d'une ancien ministre rallié aux manifestants (le 12 janvier : 50 000 manifestants.

16 janvier : vote au parlement de lois liberticides.
19 janvier : 100 à 200 000 manifestants à Kiev ; affrontements avec la police, ainsi que les deux jours suivants. Accroissement de la colère face aux arrestations, actes de tortures, « disparitions » de militants.
22 janvier : plusieurs manifestants tués. La contestation s'étend.
24-26 : les manifestants s'emparent d'un centre de congrès où est installée la police, du ministère de la justice.
25 janvier : Ianoukovitch manœuvre et propose à l'opposition officielle, qui refuse, de prendre les postes de premier ministre et de vice-premier ministre.
28 janvier : démission du premier ministre et abrogation des lois liberticides.Poursuite de l'occupation de la place Maïdan et manifestations  massives (2 et 9 février).
16 février : dizaines de milliers de manifestants, évacuation par les insurgés de bâtiments occupés.
17 février : promulgation de la loi d'amnistie : libération de 230 manifestants.

18 février : affrontements : au moins 26 personnes tuées place Maïdan.
20 février : plus de 80 morts (par notamment des snipers), des centaines de blessés. ; des policiers sont faits prisonniers.
21 février : Ianoukovitch signe avec l'opposition officielle le retour à la constitution de 2004 dans les 48heures. Un nouveau gouvernement et des élections présidentielles anticipées sont prévus. Le soir, la foule regroupée à Maidan désavoue cet accord et rappelle son exigence : la démission immédiate de Ianoukovitch.
22 février : démission du président du parlement,  fuite de Ianoukovitch et de ses proches. L'appareil d'Etat passe sous contrôle de l'opposition officielle et des maîtres de l'économie.

25 février : le gouvernement russe conteste la légitimité du nouveau pouvoir à Kiev.
27 février : un commando armé s'empare du siège du parlement de Crimée (République autonome) et hisse le drapeau russe.
1er mars : le parlement russe autorise le recours aux forces armées en Ukraine.
2 mars : à Moscou, un millier de manifestants contre la guerre.
6 mars : le parlement de Crimée demande le rattachement à la Russie.
15 mars : à Moscou, 50 000 manifestants défilent contre l'intervention militaire.
17 mars : proclamation de l'indépendance de la Crimée, après référendum.
12 avril : 10 000 manifestants à Moscou pour la liberté d'expression et contre  la manière dont la télévision russe rend compte des événements en Ukraine.





lundi 14 avril 2014

Partis communistes contre Révolution
lundi 14 avril 2014


Le 16 janvier, en Ukraine, la majorité présidentielle votait au Parlement une série de lois liberticides : prison pour celui qui bloquera un bâtiment officiel, pour celui qui installera des tentes sur une place,  pour les médias jugés coupables « d'extrémisme », amendes pour les manifestants masqués ou casqués, pour diffamation sur internet...

Le 16 janvier, les députés du PKU (Parti Communiste Ukrainien) ont voté pour ces lois liberticides. Le 28, le PKU est le seul parti à ne pas voter pour leur abrogation (il s'abstient). De telles positions n'ont pas décoiffé le Parti communiste français. En témoigne notamment un communiqué du 4 mars : « Le PCF réitère sa solidarité active avec les communistes ukrainiens qui mènent une lutte courageuse (...) »... contre-révolutionnaire ?